homoparentalité
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Association pour la protection de l'enfance 

dossier avenir de l'adoption

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Participez à une cause juste :
La Défense des
Droits Fondamentaux des enfants Orphelins ou Abandonnés.



Présentation d’Avenir de l’Adoption
 
 
1/ A la suite d’un simple constat…
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L’esprit de l’adoption pour notre société, pourrait se définir comme notre souhait collectif et citoyen, d’offrir une famille de substitution à des enfants qui ont perdu la leur. Cet esprit généreux à l’origine, est aujourd’hui en danger.
La marchandisation de l’enfant, devenu simple objet de convoitise, autant que des revendications plus politiques et communautaires qu’authentiquement généreuses de la part de certains hommes et certaines femmes, sont des phénomènes qui s’amplifient et nous interpellent. Cette dérive priverait irrémédiablement, si ces nouvelles exigences communautaristes étaient satisfaites, l’enfant qui est un but et non un moyen, du père et de la mère dont il a besoin pour construire son identité, et risquent de détourner profondément l’institution de l’adoption en en modifiant le sens.
Un enfant à adopter est en effet orphelin ou abandonné, et il est ainsi déjà victime d’un traumatisme primordial. Il a plus qu’aucun autre besoin d’une structure parentale solide pour, dans son cas particulier, se reconstruire autant que se construire. La dérive que constitue déjà l’adoption monoparentale ou que risque de constituer bientôt l’adoption homoparentale, rend l’institution de l’adoption non plus tournée vers l’enfant mais vers l’adoptant, elle devient purement parentocentrée, elle trahit sa mission et avec elle, la Société française qui l’avait conçue.
Anciens orphelins rejoints par des personnes qui partagent notre constat, nous souhaitons défendre les droits fondamentaux de l’enfant orphelin ou abandonné, et plus particulièrement le droit qu’il soit adopté par les deux personnes qui remplaceront le plus complètement ses parents disparus, sans changer le phénomène originel d’où il est issu comme chaque être humain, la rencontre d’un homme et d’une femme.
Le droit de l’enfant doit être placé au premier rang, y compris lorsqu’il y’a conflit d’intérêts avec les désirs de l’adulte.
Par ailleurs, nous constatons la plupart du temps l’absence de représentation de personnes adoptées pour participer aux débats relatifs à l’adoption.
En effet, l’écrasante majorité des associations habituellement sollicitées ont comme objet d’aider les futurs adoptants.
Sans méconnaître la qualité de certaines de leurs interventions, nous pensons que les témoignages d’anciens orphelins, aujourd’hui adoptés, ont un caractère irremplaçable et apporteraient de précieux éléments sur les sujets éthiques qui sont actuellement débattus dans la Cité.
Si l’institution de l’adoption devait être détournée, elle provoquerait une profonde injustice au détriment des enfants orphelins ou abandonnés.
Car de quel droit et au nom de quelle idéologie priverait on un enfant, sous prétexte qu’il est orphelin ou abandonné, d’avoir de nouveau un père et une mère ?
Notre réflexion doit servir en premier lieu les intérêts des enfants orphelins ou abandonnés. Elle doit aussi apporter à toute personne, désirant adopter ou non un enfant, un éclairage nécessaire sur les difficultés liées à ce sujet.
Puisse cette association permettre le débat.



2/ Qui sommes-nous ?
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L’Avenir de l’Adoption est une association dont le triple but est de :
- défendre les droits fondamentaux des Orphelin(e) s ou Abandonné(e)s ;
- Permettre à toute personne sensibilisée sur ce sujet, d'obtenir des arguments mûrement réfléchis, apolitiques et non confessionnels, pour défendre les Droits fondamentaux des Orphelins et Abandonnés.
 - réfléchir sur toutes les possibilités d’améliorer l’institution de l’adoption en France avec comme première préoccupation, les intérêts supérieurs des Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s.
Par l’expression globale « Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s », nous entendons in extenso les enfants privés d’au moins un de leurs deux parents biologiques, non seulement du fait d’un décès, mais encore des suites d’un abandon, ou d’un placement décidé d’office par la justice. L’impact affectif du traumatisme généré par un abandon et/ou un placement aura sur l’enfant victime d’une telle situation originelle un impact comparable à l’idée concrète de deuil stricto sensu à laquelle renvoie « Orphelin », et placer ce mot dans l’expression globale qui définit notre cause nous plaît enfin, parce qu’il renvoie à l’innocence, à la fragilité et à la vulnérabilité qu’il est un devoir de défendre quand on est un Être humain civilisé ou qu’on se déclare tel.
L’Association a été fondée à l’origine par trois anciens Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s, rejoints par des personnes qui partagent les objectifs de L'Avenir de l' Adoption.
 

 3/ Comment voulons-nous agir concrètement ?
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L’objet de l’Association dépasse l’engagement politique, syndical ou religieux de chacun de ses membres pris isolément. L’Avenir de l’Adoption affiche donc sa neutralité politique, syndicale, philosophique ou confessionnelle dans les actions qu’elle mène et les réflexions qu’elle suggère. Elle accepte des adhérents et sympathisants des deux sexes, Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s ou non, adoptés ou non, sous X ou ayant accès à leur origine, parents d’enfants Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s, sans aucune discrimination basée sur les origines ethniques, confessionnelles, etc., pourvu qu’ils partagent les valeurs que l’association définit dans sa Charte Fondatrice et qui s’inscrivent dans cette neutralité philosophique qu’est la laïcité bien comprise sans athéisme prosélyte, qui caractérise notre République laïque. Elle ne permet à aucun(e) de ses membres sous peine d’exclusion immédiate de détourner la finalité ci-dessus définie de son action, à des fins partisanes, philosophiques ou confessionnelles. Elle ne cautionne ou ne s’oppose à aucune cause extérieure à son objet. Elle agit dans le respect des convictions intimes de chacun, et si elle ne tolère aucun prosélytisme avec l’objectif de maintenir sa cohésion, elle a pour principe l’ouverture d’esprit qui permet à ses membres de débattre le plus librement possible des sujets qu’elle aborde et qui ont bien évidemment des extensions philosophiques, morales et éthiques, et ce sans exclusivité. Dans cette perspective, L’Avenir de l’Adoption prend d’ores et déjà contact avec les principales organisations et courants religieux et philosophiques présents dans ce pays et menant des réflexions d’ordre éthique.

L’Avenir de l’Adoption est une association à but non lucratif qui souhaite être représentée par des antennes présentes sur tout le territoire français. Les adhérents pourront ainsi, sous le contrôle des instances nationales, se regrouper au sein d’une même ville, intercommunalité, département ou région, pour créer une délégation locale.

L’Avenir de l’Adoption propose des conférences-débats et des rencontres, des interventions dans les médias, auprès des autres structures associatives ou administratives s’occupant d’adoption, et plus largement auprès de toute la Société civile et politique : partis politiques, groupes parlementaires (nationaux comme européens), syndicats, etc., qu’elle entend apostropher, pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes sur les questions relatives à l’adoption dans l’optique des intérêts supérieurs des premiers concernés, ou plutôt de ceux qui devraient l’être car de fait il ne le sont pas encore : les Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s.


4/ Pourquoi sommes nous là ?
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La raison de la création de L’Avenir de l’Adoption réside dans le simple constat que l’adoption, dans son esprit initial, est aujourd’hui en danger.
Entre ce qui peut apparaître aujourd’hui comme une marchandisation des Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s, en quelque sorte mis à la disposition d’autrui, et les revendications d’hommes et de femmes qui, si elles étaient satisfaites, priveraient irrémédiablement les enfants Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s d’avoir la chance d’être adopté(e)s par un père et une mère, l’institution de l’adoption comme son esprit sont menacés. Il est donc urgent et nécessaire d’agir pour défendre les droits fondamentaux des enfants Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s en vue de leur adoption.
Créée par d’anciens Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s, qui ont constaté que l’avis des « adoptés » n’était que trop peu sollicité sur le sujet de l’adoption, nous souhaitons participer au débat en apportant notre témoignage, rejoint en cela par des personnes de toutes opinions politiques, religieuses ou philosophiques, qui partagent nos analyses et nos propositions.

À la question : « est-ce que souhaiter l’adoption d’enfants Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s par un père et une mère signifie être homophobe », notre réponse est clairement négative - puisque L’Avenir de l’Adoption s’oppose par exemple de la même manière à l’adoption monoparentale qui n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle de l’impétrant  « monoparent » qui est statistiquement, la plupart du temps, hétérosexuel. Précisons d’ailleurs que L’Avenir de l’Adoption ne s’oppose pas à l’homoparentalité de fait, celle qui résulte du choix de vie de parents bisexuels ayant recomposé une cellule familiale à la suite d’une union hétérosexuelle originelle qui a donné naissance à un ou plusieurs enfants, qui a / ont alors deux parents biologiques de sexe opposés pour structurer leur identité d’êtres sexués. Cela ne concerne pas l’adoption, et L’Avenir de l’Adoption n’émet donc conformément à ses statuts prônant la neutralité sur les sujets extérieurs à son objet, aucun avis particulier sur cette question.
Parmi les adhérent(e)s ou sympathisant(e)s homosexuel(le)s de L’Avenir de l’Adoption, mieux au fait que quiconque des difficultés supplémentaires que connaît nécessairement un Être humain du fait de ses différences, quelles qu’elles soient, certain(e)s nous ont dit avoir été particulièrement sensibilisé(e)s au fait de ne pas vouloir constituer, en favorisant l’homo- ou la monoparentalité dans le cadre de l’adoption, un obstacle supplémentaire au développement social et psychique harmonieux de l’enfant. Et on peut citer de nombreux exemples de personnes étrangères à l’Association qui ont déclaré publiquement leur scepticisme quant à l’adoption par un couple homosexuel et leur opinion selon laquelle un enfant pouvait avoir besoin d’un père et d’une mère pour se structurer de manière optimale, sans qu’on leur aie fait le reproche d’une quelconque homophobie, intériorisée ou non.
L’Avenir de l’Adoption pense à cet égard qu’une majorité sereine de Français adultes et tolérants, de gauche comme de droite ou du centre, croyants, agnostiques ou athés, et quelle que soit leur situation affective, sont opposés à l’homoparentalité adoptive et ne souhaitent pas être instrumentalisés comme les Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s par certains lobbies.

Ainsi, le débat sur l’adoption ne porte pas sur un quelconque jugement de valeurs concernant l’orientation sexuelle des adoptants, mais bien sur le droit pour un enfant Orphelin ou Abandonné d’être adopté par un père et une mère. La vie intime de deux parents biologiques hétérosexuels n’est normalement pas exposée devant leur(s) enfant(s), par simple pudeur et par une répugnance légitime parce qu’universelle devant le tabou de l’inceste. Il en va de la même manière, de la vie affective de personnes d’orientation homosexuelle. L’Avenir de l’Adoption la respecte profondément tout en estimant qu’elle n’a pas à rentrer en ligne de compte dans un débat sur l’adoption.

Il faut ici distinguer entre les reconnaissances politiques, juridiques, etc. offertes par la Société aux hommes et aux femmes, et le cas particulier de l’adoption. L’esprit initial de l’adoption est de permettre idéalement à un enfant de retrouver une situation identique à celle qu’il a perdue. C’est donc un don généreux que font un homme et une femme acceptant de prendre la responsabilité, au risque même -malheureusement assez fréquent et douloureux- d’être rejetés au moins partiellement et temporairement, afin d’offrir une famille de substitution à des enfants Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s qui en ont besoin.

Sans nier le désir normal des Personnes homosexuel (le) s d’avoir un enfant, ni leur capacité d’apporter des sentiments et une parfaite éducation à ce même enfant, la particularité même du couple homosexuel le priverait d’un père ou d’une mère, ce qui semble indubitable, et c’est pour cette raison que nous nous opposons à ce type d’adoption. Ce qui nous interpelle donc, ce n’est pas que le couple soit homosexuel, mais monosexué par rapport à l’Orphelin(e) ou Abandonné(e) qu’il se propose d’adopter ! Et cela ne nous « dérange » que dans la perspective ou un Orphelin ou Abandonné risque d’être la victime d’une telle situation.


5/ Les réflexions en présence
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Quand on approche les diverses réflexions menées ici ou là sur l’adoption, nous voyons apparaître trois postulats de base qui sont généralement utilisés pour aborder ce thème, et qui vont entraîner nécessairement des réponses différentes et souvent antagonistes :
1/ Si l’on prend comme unique postulat le « droit à l’enfant », la réflexion va porter alors uniquement sur les revendications des adultes à pouvoir accéder à la parentalité, et ce, grâce à l’adoption d’enfants, en quelque sorte disponibles, du fait de leur état particulier d’Orphelin(e)s ou Abandonné(e)s. Dès lors va s’engager un débat, logique, sur l’étendue de ce « droit » et la désignation des catégories d’adultes qui vont pouvoir bénéficier de ce « droit ».
La lutte contre la « discrimination » (dans notre esprit il faut savoir discriminer le vrai du faux comme il faux savoir disputer en philosophie…) va trouver tout son sens, car au même titre du droit pour tous de bénéficier d’allocations sociales, le « droit à l’enfant » ne peut alors souffrir aucune exception discriminatoire.

2/ Si le postulat de base énonce a priori le « droit à l’enfant » et en même temps le « droit de l’enfant à avoir un ou des parents », on entre alors dans un domaine qui revient à considérer l’existence d’une offre et d’une demande, motivées par des besoins particuliers, souvent énoncés comme suit : l’un veut donner de l’amour, l’autre en recevoir. Et la loi du marché, dont l’objet premier est plus l’efficacité économique que la cohérence éthique, peut s’appliquer à ce sujet humain hautement sensible qu’est un Orphelin ou Abandonné ! L’originalité de cet espace où se rencontrent l’offre et la demande, un marché donc, c’est que l’adulte et l’enfant sont alternativement en position de proposer une offre et une demande : l’adulte offre une possibilité de parentalité et l’enfant une demande de parentalité. Alternativement, l’adulte demande à accéder à la parentalité et l’enfant offre sa disponibilité à être adopté.
C’est cette théorie de l’offre et de la demande qui triomphe aujourd’hui. Théorie qui révèle un certain égocentrisme et un instinct de prédation du dominant sur le dominé. Car pour qu’il y ait marché équitable, il faut qu’il y ait possibilité de négoce (négociation) sinon de marchandage, et il se pourrait qu’un Orphelin(e) ou Abandonné(e) de quelques mois soit assez handicapé par son jeune âge pour le mener à bien avec le professionnalisme juridique et politique que requérrait la défense efficace de ses intérêts ! Pour ce qui concerne l’adoption, l’optique non viciée de la Société consistait initialement dans le fait de répondre aux besoins primordiaux de l’Orphelin(e) ou Abandonné(e) en lui apportant affection et éducation. Ici s’impose au contraire la vision théorique du puissant sur le vulnérable, la situation originelle pouvant être complètement ignorée et effacée, ce qu’on trouve dans le cadre juridique de l’adoption plénière par exemple. Enfin si la demande de l’adulte à accéder à la parentalité est irréfutable, la demande de l’enfant, d’avoir sans conditions la possibilité d’être adopté au plus offrant est discutable. Il faut bien appréhender ici, que l’enfant n’a pas voix au chapitre. Et c’est alors la Société qui va décider des besoins de l’Orphelin(e) ou Abandonné(e) à sa place.
3/ Le dernier postulat considère que la réflexion doit porter sur la priorité des droits de l’enfant en matière d’adoption et notamment le droit de retrouver de manière fictive sa situation originelle, antérieure au « drame » qui l’a frappé. La société offre alors à l’Orphelin(e) ou Abandonné(e), une possibilité de ne pas être victime de son état et évite la « disponibilité » de celui ci. De même, la Société qui offre un modèle familial en tous points similaire à celui qui a disparu, n’impose pas sa vison idéologique de la famille, mais permet à l’enfant de retrouver des mêmes conditions initiales : Il a perdu un père et une mère, on lui donne le droit de retrouver un père et une mère de substitution.

C’est aussi simple que cela, et c’est bien entendu l’approche humaniste de L’Avenir de l’Adoption.
L’enfant n’est plus alors en état de disponibilité pour autrui. L’offre et la demande disparaissent et seule subsiste une sorte de droit de suite, qui interdit de modifier la situation existant précédemment et disparue dramatiquement. Ce qui n’est que justice. Si à partir de ce choix de postulat, des couples hétérosexuels (dont le schéma familial garantit la présence d’un père et d’une mère) peuvent combler leur désir d’avoir un enfant, les deux parties trouveront alors à pallier leur souffrance respective. Mais il est bien important de le préciser, c’est l’intérêt de l’enfant qui doit primer sur celui des adultes et non le contraire.

6/ En guise de conclusion
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Après cette explication de notre démarche, on pourrait dire pour résumer succinctement, que toute la philosophie de L’Avenir de l’Adoption consiste en un retournement de la logique actuelle de prédation de marché qui s’impose actuellement à la faveur d’une déviation du libéralisme qu’on peut appeler l’utilitarisme social, et que certains relient au concept de culture de mort.
Au « droit À l’enfant » exigé par des minorités activistes d’adultes organisés, nous entendons substituer, pour l’Orphelin(e) ou Abandonné(e) faible, pauvre, sans-voix, et dans son intérêt supérieur, le « droit DE l’enfant » qui se manifeste entre autres choses par un « droit aux parents traditionnels ».
L'enfant ayant perdu un père et une mère, au nom de quel droit le priverait-on d'avoir la chance d'être adopté par un père et une mère ? Nous préférons l’intérêt supérieur de l’Orphelin(e) ou Abandonné(e) à son instrumentalisation par une cause qui est extérieure au respect de ses droits.
Nous soutenons la logique d’une Société fondant le Droit sur l’intérêt général, l’ordre public et la défense du plus Faible.

Nous avons axé la première partie de notre réflexion sur ce qui nous a mobilisé à agir, en nous réunissant pour constituer l’association. Mais notre opposition à l’adoption homoparentale ou monoparentale n’est pas notre unique préoccupation. Elle correspond à la question la plus brûlante du moment, et vous découvrirez dans notre Charte le cadre de ce qui constituera le champ d’action beaucoup plus large de L’Avenir de l’Adoption.
La Charte d’Avenir de l’Adoption
 
LAvenir de lAdoption

CHARTE DES DROITS INVIOLABLES
DES ORPHELIN(E)S ET ABANDONNÉ(E)S
POUR UNE MEILLEURE ÉTHIQUE DE L’ADOPTION 
 
ELABORÉE EN VUE D’UNE CLARIFICATION DE L’ÉTHIQUE DE L’ADOPTION


Préambule.

Nous, anciens Orphelin(e)s et abandonné(e)s ,aujourd'hui adoptés ,fondateurs de LAvenir de lAdoption, Orphelin(e)s et abandonné(e)s parents adoptifs responsables, familles et amis d’Orphelin(e)s et abandonné(e)s etc., soutenus par des personnes de toutes origines et conditions ayant épousé notre cause ;
Conscients des enjeux éthiques que posent la banalisation de l’idée de « droit à l’enfant » et de leurs implications politiques et sociales en terme de respect des droits inaliénables de la personne humaine et plus particulièrement de cette personne humaine plus vulnérable qu’est l’enfant ;
Nous appuyant sur les principes définis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 - particulièrement en ses Art. I & IV - ; par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 - particulièrement en son Art. XVI, 3 ; par la Déclaration des Droits de l’Enfant du 20 novembre 1959 et enfin par la Convention sur les Droits de l’Enfant de la même Assemblée générale des Nations Unies du 20 novembre 1989 ;
Déclarons vouloir, avant toute chose et comme premier principe de notre action,
Substituer le Droit à l’Enfant par le Droit de l’Enfant
en matière d’adoption et de manière plus générale, d’encadrement des enfants Orphelin(e)s et abandonné(e)s, et nous doter des moyens nécessaires à la popularisation de cette cause auprès de l’opinion française.
Article Premier : De la définition de l’Orphelin.
LAvenir de lAdoption définit in extenso dans ses documents internes et sous le vocable d’Orphelin, l’enfant privé d’au moins un de ses deux parents biologiques, non seulement du fait d’un décès, mais encore des suites d’un abandon volontaire quel qu’en soit la forme juridique, ou d’un placement décidé d’office par la justice. L’impact affectif du traumatisme généré par un abandon et/ou un placement aura sur l’enfant victime d’une telle situation originelle un impact comparable à l’idée concrète de deuil stricto sensu à laquelle renvoie « Orphelin », un mot qui renvoie alors à l’innocence, à la fragilité et à la vulnérabilité qu’il est un devoir de défendre quand on est un Être humain civilisé ou qu’on se déclare tel. Les membres abandonnés de l’association utilisent ce vocable entre eux mais, pour des questions de clarté, nous distinguons toutefois dans les documents externes les situations en employant la formule « Orphelin(e)s et abandonné(e)s », qu’il faut entendre d’ailleurs, au regard de la multiplicité des cas de figure rencontrés, « Orphelin(e)s et/ou abandonné(e)s ».
Article Second : De la primauté de l’intérêt de l’Orphelin.
Le constat de cette vulnérabilité particulière, et du manque ou de l’insuffisance de la prise en compte de cette fragilité originelle par la Société dans son ensemble, et plus particulièrement, ce qui est plus grave, par le Législateur et la plupart des diverses structures s’occupant d’adoption, amène LAvenir de lAdoption à réaffirmer en interpellant incessamment l’ensemble de la Société civile et politique, qu’en cette matière, les intérêts des Orphelins sont absolument premiers, et ceux des adoptants, que LAvenir de lAdoption n’entend pas négliger pour autant, ne passent qu’au second plan.
Article Troisième : De l'indisponibilité de l'Orphelin ou Abandonné comme objet de droit pour autrui.
La charte des Droits Fondamentaux des Orphelins ou Abandonnés proclame comme principe inaliénable, l'indisponibilité de l'Orphelin ou abandonné comme objet de droit pour autrui du fait de son Etat d'Orphelin ou d'Abandonné.
La Charte reconnaît comme garante des droits de l'Orphelins ou Abandonnés la puissance publique de ses derniers. Elle ne reconnaît aucune loi dont les conséquences seraient de designer un Orphelin ou un Abandonné comme objet d'un droit pour autrui et d'instituer l'Adoption d'un ou plusieurs Enfants comme instrument d'exercice d'un droit pour des personnes qui sont dans l'impossibilité de concevoir un enfant, et dont l'objet de ce droit porterait sur les Orphelins ou Abandonnés, rendu disponible pour autrui du fait de leur Etat.
Article Quatrième : Des principes essentiels qui doivent régir l’adoption.
Dans cette perspective, il apparaît que l’Orphelin dans sa vulnérabilité a le droit le plus légitime et le plus absolu à attendre que la Société statue en matière d’adoption, dans le respect de son intégrité et de sa sécurité physique et psychologique maximales.
Article Cinquième : de l'égalité entre les enfants pouvant être adoptés.
Constatant que les enfants orphelins ou abandonnés, victimes d'un handicap ou d'une maladie incurables, sont majoritairement écartés de la possibilité d'être adoptés, parce que ne correspondant pas au critères des personnes souhaitant adopter, l'Avenir de l'Adoption affirme le principe fondamental de l'égalité de tous les enfants pouvant être adoptés et le droit, qu'ils soient handicapés ou malades, à être adopté.
Article Sixième : De l’identité de l’Orphelin.                                                                                                                                       
Les conditions idéales de l’adoption d’un Orphelin doivent ainsi inclure le respect absolu et le caractère de son identité, l’inaliénabilité, l’indisponibilité et l’inviolabilité de cette identité, l’impossibilité de sa falsification ou de sa non divulgation au principal intéressé, y compris par des actes judiciaires légaux mais illégitimes.
Article Septième : Du droit de l’Orphelin à connaître et à rechercher sa famille d’origine.
 L’intégralité des informations concernant l’identité des parents biologiques de l’Orphelin étant constitutive de son identité, n’appartiennent qu’à lui et toute « loi » scélérate niant cette évidence éthique devra être combattue sans relâche jusqu’à son abrogation. La juste légitimité d’une vraie Loi respectant l’éthique définie à l’Article Quatrième de la présente Charte l’emportera toujours pour nous sur toute attitude conservatrice respectant des « lois » qui ne sont que légales mais injustes, et nous n’aurons de cesse de les faire abolir ou amender. Les modalités de l’accès aux informations concernant l’identité première de l’Orphelin doivent être définies en prenant en compte les difficultés psychologiques qu’il rencontrera à cette occasion, comme plus jeune lors de l’apprentissage de son statut d’enfant adopté. Un suivi pédopsychiatrique puis psychiatrique de l’enfant et de l’adolescent, ainsi qu’un accompagnement médico-social régulier devra être assuré à cet effet au jeune adulte jusqu’au moment où il décidera librement de rechercher ses origines. La médiation de psychologues cliniciens au cours d’entretiens collectifs avec les parents adoptants devra aussi être mise en place au cours de toutes ces étapes pour assurer aux deux parties un maximum de confort psychologique dans la gestion de situations souvent conflictuelles qui pénalisent souvent injustement les adoptants.
Article Huitième : De la non séparation des fratries.
La séparation des fratries est, au même titre que la non divulgation ou la falsification, même « légale » de l’Etat-civil de l’Orphelin, un acte intrinsèquement barbare, condamné sans réserve par LAvenir de lAdoption et qui sera combattu avec la même vigueur que les dispositions légales scélérates que l’Article Cinquième de la présente Charte prend pour première cible.
 Article Neuvième : Du droit d'être adopté par un homme et une femme, ayant qualité de père et de mère. homoparentalité
L’évolution actuelle de la Société française, plus perméable que naguère à toutes sortes de revendications individualistes et communautaristes, facilite l’émergence de prises de position de plus en plus radicales de certaines associations ou de certains mouvements politiques ou syndicaux prônant l’adoption par des couples homosexuels ou des personnes seules. Les statuts de LAvenir de lAdoption lui interdisent toute prise de position extérieure à son objet, qui traite exclusivement de l’Orphelin et de l’amélioration de l’institution de l’adoption. L’association n’a en conséquence aucune position sur la monoparentalité ou l’homoparentalité, résultant d’un divorce ou d’une séparation de parents biologiques hétérosexuels, du décès ou de la déchéance de l’autorité parentale de l’un d’entre eux (monoparentalité de fait), ou bien résultant du choix de vie de parents bisexuels ayant recomposé une nouvelle cellule familiale homosexuelle à la suite d’une union hétérosexuelle originelle qui a donné naissance à un ou plusieurs enfants, qui a/ont alors deux parents biologiques de sexe opposés pour structurer leur identité d’êtres sexués (homoparentalité de fait).
 LAvenir de lAdoption s’oppose en revanche, ce qui est très différent, à l’adoption monoparentale comme à l’adoption homoparentale, considérant conformément à l’esprit de l’Article Second de la présente Charte qui définit comme cadre essentiel de son action la primauté des intérêts supérieurs de l’Orphelin sur ceux des adoptants, que l’Orphelin déjà victime du double traumatisme d’un abandon et d’une « double identité » familiale à assumer, n’a pas besoin en plus de rencontrer un handicap supplémentaire en étant privé de la double référence masculine et féminine, paternelle et maternelle, que sa structuration harmonieuse d’être sexué nécessite, indépendamment de toute considération d’orientation sexuelle qui se manifestera ultérieurement et librement.
Article Dixième : De la marchandisation de l’Orphelin. homoparentalité homoparentalité
Le constat de l’évolution individualiste et consumériste de la Société française fait craindre à LAvenir de lAdoption que les dérives déjà épouvantables qu’on peut observer dès aujourd’hui ne soient que le germe de revendications de plus en plus systématiques d’extrémistes qui souhaiteront toujours plus instrumentaliser l’Orphelin déjà né ,comme l’Orphelin à naître ,et qui mettront en place de plus en plus systématiquement une adoption de prédation (forme contemporaine d’esclavage) à l’encontre des pays en développement. L’utilisation aveugle de certaines techniques de P.M.A. dans un cadre « monoparental », pourrait en conséquence, priver l'enfant d'un père, créant un schéma individuel non défini (il ne pourra être appelé ni orphelin, ni abandonné, malgré l'absence irrémédiable d'un père) et priver des enfants de leur droit à la connaissance de l’identité de leur père biologique.
Les revendications de l'exercice du Droit à l'enfant ont comme conséquences, notamment avec l'adoption dite internationale, la création d'un marché portant sur l'acquisition d'un enfant, sur la disponibilité d'enfants pour satisfaire la demande d'enfant, la mise en place de circuits, de filières, l'échange d'argent.
L'Avenir de l'Adoption réprouve et condamne cette situation.
 



© LAvenir de lAdoption 2005.

Courriel :            avenirdeladoption@hotmail.com
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